Commune de Malauzat

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Petite histoire de la commune

Avant 1790, le territoire de forme allongée allant de Malauzat à Enval formait la paroisse de Saint-Genès l’Enfant avec son église. Eglise qui fut détruite en 1795.
A ce jour, sont toujours conservés en mairie les registres des baptêmes, mariages et sépultures renseignés par le curé de la paroisse. Le plus ancien remonte aux années antérieures à 1700. Paroisse de Saint-Genès Registre d'Etat-civil datant de 1710
L’extrait présenté ci-dessus date de 1710, et, le premier enregistrement est paraphé par le curé Vigouroux lors d’une inhumation datée du 18 janvier 1710.
La paroisse devint commune en 1790, tout d’abord dans le canton de Volvic puis dans celui de Riom-Ouest en 1801. Saint-Genès l’Enfant se trouva amputée d’une partie de son territoire lors de la création de la commune d’Enval en 1874, constituée d’une partie des territoires de Saint-Hippolyte et de Saint-Genès l’Enfant (création entérinée en séance du 25 avril 1875, lors de la réunion du conseil municipal de la commune de Saint-Genès l’Enfant et du conseil municipal de la nouvelle commune d’Enval). Malauzat et Saint-Genès se retrouvaient ainsi à chaque extrémité du territoire communal.

Le 18 février 1877 lors de la séance du conseil municipal de la commune de Saint-Genès L’Enfant, les conseillers demandent que le chef-lieu de commune soit transféré à Malauzat.
Dans le procès-verbal de la séance il est écrit :
« Saint-Genès L’Enfant qui n’a que 10 feux et quelques maisons éparses, sans église et sans maison d’école a perdu sa raison d’être, il n’est plus qu’un faible hameau de la commune, alors que Malauzat a une population agglomérée de plus de 70 feux, une maison d’école, un instituteur communal, un bureau de tabac, des épiceries, les aubergistes et les boulangers… ».
La demande n’aboutira pas, mais sera suivie 32 ans plus tard d’une seconde demande de transfert de chef-lieu.

Cette seconde demande en séance du Conseil du dimanche 5 décembre 1909 à 8 heures (plus de cent ans déjà !) n’aboutira pas non plus. Les arguments étayant la demande figurant au procès-verbal sont repris ci-après in-extenso :
« Monsieur le Président expose à l’assemblée qu’avant mil huit cent soixante quatorze la commune de Saint-Genès-l’Enfant se composait de trois agglomérations : Saint-Genest et deux hameaux importants Malozat et Enval. Il était alors naturel que le chef-lieu fût à Saint-Genest, cette dernière localité, quoique sans importance, était le point central entre Malozat et Enval.
Depuis cette époque Enval s’étant séparé pour s’ériger en commune, Saint-Genest a perdu sa raison d’être chef-lieu n’étant plus qu’un faible hameau d’une quinzaine d’habitants, isolé, sans église, sans cimetière, sans école, sans route et sans aucun commerce. C’est également à partir de cette époque que Malozat qui compte près de deux cent cinquante habitants est devenu le véritable chef-lieu de la commune sinon légal, du moins effectif.
On trouve en effet à Malozat : mairie renfermant toutes les archives les plus importantes et les plus usuelles, secrétaire de mairie, maison d’école, subdivision de sapeurs-pompiers et pompe à incendie, bureau de tabac, téléphone dont l’installation aura lieu incessamment, épiciers, aubergistes, boulangers, menuisiers, cordonniers, entrepreneurs de maçonnerie, etc.
C’est également à Malozat, où se trouvent huit conseillers municipaux sur dix parmi lesquels le Maire, que se font toutes les réunions du Conseil municipal, celles des répartiteurs, des commissions d’assistance et de statistique agricole, les tournées du Contrôleur, du Percepteur, du Vérificateur des poids et mesures, de l’Inspecteur des archives, les opérations de vaccination, de recensement des voitures, de classement des chevaux, etc.
C’est encore à Malozat que se font toutes les déclarations de l’état civil ainsi que les mariages de cette localité. De plus Malozat dispose d’un local très convenable qu’il pourra affecter spécialement aux usages de la mairie.
En conséquence Monsieur le Maire propose de demander que le chef-lieu de la commune de Saint-Genès-l’Enfant soit transféré à Malozat et prenne la dénomination de Malozat-Saint-Genest.
 ».
Cette seconde demande n’aboutira pas plus que la première.

Une troisième demande sera présentée à nouveau 16 ans plus tard, lors de la séance du 4 octobre 1925 pour le transfert du chef-lieu de commune à Malauzat.
Finalement une lettre de Monsieur le Préfet datée du 6 juin 1926 déclare que la commune s’appellera « Commune de Malauzat ».

Et c’est en 1928, le 8 juillet, qu’apparaît pour la première fois la dénomination « commune de Malauzat » sur le registre des délibérations du Conseil municipal.

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